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19 mars 2010, fin d’après-midi : le Boeing 757 d’Icelandair se pose à Keflavík. Ma mère commence à photographier les fumées qui sortent du sol, bien visibles en fin d’approche. Ça ne sera sans doute pas la photo aérienne la plus impressionnante du séjour, mais ça, on ne le sait pas encore…

Labyrinthe aéroportuaire pour récupérer les bagages, puis direction la sortie, où l’on identifie rapidement le taxi chargé de nous emmener à la pension. Attente des autres passagers, puis…

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…premier contact avec les routes islandaises. Bitume, huit mètres de large, limitation à 90 km/h (la plus haute du pays, qui ne compte pas d’autoroutes). Circulation en croisière entre 100 et 110, dépassements par la droite, j’avais ouï dire que les Scandinaves avaient un côté germanique genre « le code de la route, c’est le code de la route » mais les Islandais ne doivent pas vraiment être scandinaves : on se croirait en France.

Arrivée à la pension de Sunna, située près du sommet d’une colline, à côté d’une église en béton. Poser des sacs, déballage partiel (on ne reste que deux nuits), allons promener…

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Architecture typique du quartier du port : un fond en dur, un revêtement en tôle ondulée peinte — généralement très colorée, celle-ci est une des plus sobres — avec un angle coupé, j’imagine pour améliorer la visibilité aux carrefours (bonne idée en tout cas). Un seul étage, presque toujours en sous-pente : il paraît que le pays est venteux. Ce bout de Reykjavík est en tout cas presque exclusivement constitué de maisons individuelles de ce genre : ici, l’habitat est extensif, très très loin (et bien plus agréable !) que les barres d’immeubles de sept étages parisiens.

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Et curieusement, les parcmètres sont fleuris. Oo

Ce bref petit tour nous mène jusqu’à un distributeur de billets, but de ce déplacement. Je tire 40 000 couronnes, soit grosso modo 200 € — curieux, j’ai pas l’habitude de tirer de l’argent en voyage… C’est donc comme ça quand on se déplace à ses frais ? C’est très désagréable ! ^^

On retourne à la pension : Myriam, ancienne camarade de classe installée en Islande depuis quelques années, doit passer nous voir. Elle nous explique la situation présente, notamment le fait que les Highlands sont comme souvent en cette saison totalement gelés et qu’un 4×4 n’est du coup pas utile, puisque seules les routes normalement carrossables sont ouvertes. Peaufinage du planning avec ma mère, qui a beaucoup plus étudié la question que moi — je me la joue un peu passager sur ce coup —, puis Myriam retourne bosser et nous descendons visiter le port et trouver un coin où manger.

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On prend au nord, descendant vers la côte. Une sorte de drakkar stylisé écorche le bord de la route : enregistrons ça, c’est un excellent point de repère, visible de loin et situé pile en face de Frakkastigur, rue qui nous ramène directement à la pension.

Le guide du Routard, épluché en long, en large et en travers par ma mère, conseille un petit restaurant de poissons à côté du port. Il faut un moment pour le trouver, planqué qu’il est dans une espèce de hangar — heureusement, on sait qu’il est en face de l’Alliance française, beaucoup mieux signalée.

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En fait de restau, c’est au premier coup d’œil une gargote minuscule. Un grand frigo de plats préparés, un autre de boissons, un troisième de brochettes de poissons, arthropodes et cétacés. Décoration halieutique, avec un espadon dans un coin, un jeune phoque et un filet dans l’autre.

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Les tables sont des planches de trente centimètres de large, les sièges sont des tonneaux chapeautés d’un matelas, l’endroit ne paie pas de mine et les convives sont entassés… Mais la soupe de poissons et les brochettes, servies dans des plats en polystyrène, sont particulièrement bonnes : une étoile pour la présentation, cinq pour la bouffe ! Un rapide calcul montre qu’on s’en tire pour environ 7 € par tête, boisson comprise, ce qui commence à faire relativiser la réputation de pays cher qui colle à l’Islande.

Après une journée de voyage (deux pour ma mère, qui a passé la nuit à Paris) et une heure de décalage horaire, on fait pas vieux os : direction dodo.

Suite : promenons-nous dans la ville