Sou­viens-toi, quand on s’est connus,

Toi douze ans, et moi cinq de plus.

Tu étais copine et j’é­tais copain,

Ques­tion de fee­ling, on s’en­ten­dait bien ;

On tres­sait des liens…

On cha­hu­tait en jouant,

Plai­san­tait en riant,

On s’a­mu­sait, on bou­geait ;

C’é­tait trop beau pour durer.

Et puis c’est tom­bé…

On peut s’ai­mer ou bien se haïr,

S’a­do­rer, vou­loir se détruire…

Depuis que tu es femme, tu as bien chan­gé :

C’est la fin d’un temps et d’une ami­tié,

Ça peut s’ou­blier…

Mais à quoi ça te sert

De décla­rer la guerre,

Tes piques gra­tuites,

Si mes­quines et petites,

Et vaines cri­tiques ?

Aujourd’­hui, quand je vais chez toi,

Ta famille est tou­jours sym­pa.

Je ne sou­haite qu’une chose, c’est de vivre en paix,

Mais je te pré­viens qu’à force d’in­sis­ter,

Tu vas m’é­ner­ver…

Je peux vivre en paix

Ou bien mener la guerre ;

À toi de choi­sir

Celle des deux qu’­tu pré­fères.

Enterre ou déterre

La hache…

(08/01)