Je m’excuse

Une vidange par pré­cau­tion, avant de par­tir en vacances, ça se passe comme ça : on met un réci­pient sous le bou­chon de vidange, on ouvre celui-ci, on attend que ça ne coule plus, on change le filtre à huile, on referme le bou­chon de vidange et on refait le niveau.

Si, à la cin­quième étape, le car­ter se fis­sure, c’est mal bar­ré pour les vacances. J’espère que vous goû­tez l’ironie du résul­tat de la “pré­cau­tion”.

L’an pas­sé, c’était un chan­ge­ment de boîte qui avait immo­bi­li­sé mon véhi­cule à la veille des vacances, le méca­no qui en était char­gé s’étant écra­sé le bras sous une cabine de poids lourd (il va mieux, ras­su­rez-vous).

Donc, il est temps d’être clair.

Mon­sieur le mara­bout qui avez jeté un sort sur mon véhi­cule, je ne suis pas cer­tain de ce que j’ai fait. Ai-je insul­té votre femme ? Blas­phé­mé vos dieux ? Regar­dé trop bas le dos de votre fille ? Fait peur à votre chat en le chas­sant de devant chez moi ?

Dans tous les cas, j’en suis déso­lé. Mon but n’était pas de bles­ser votre femme/dieu/fille/chat, ni de vous offen­ser. Je vous pré­sente donc mes excuses, qui seront d’autant plus sin­cères si vous vou­lez bien me dire à quoi cet envoû­te­ment est dû.

Je vous laisse, je vais me cogner la tête contre un mur en regar­dant les horaires de trains.

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