Droit au nom

C’est hau­te­ment sym­bo­lique, et c’est une vraie bonne nou­velle. Je cite :

les noms des copi­lotes appa­raî­tront à nou­veau, et cela dès le pro­chain ral­lye, en Bul­ga­rie (9–11 juillet), sur la vitre laté­rale des voi­tures du WRC, en plus du nom du pilote.

Il y a quelque temps, je me réjouis­sais pru­dem­ment de l’élection de Jean Todt à la pré­si­dence de la Fédé­ra­tion inter­na­tio­nale de l’automobile. Je ne puis qu’imaginer qu’il s’agit là d’une mesure qui porte sa marque : le nom des copi­lotes avait été sup­pri­mé par Max Mos­ley, homme de cir­cuits qui n’a jamais rien pigé au ral­lye (jusqu’à vou­loir faire cette conne­rie de parc unique et ces par­cours en trèfle ridi­cules).

Le fait de les voir reve­nir est, je l’espère, un pre­mier signe qu’un type qui aime le ral­lye est arri­vé. Jean Todt, rap­pe­lons-le encore une fois, est très bien pla­cé pour connaître l’importance du copi­lote dans une épreuve rou­tière : ancien “navi­ga­teur” de talent, il était répu­té pour la pré­ci­sion de ses notes, sa connais­sance des règle­ments et ses capa­ci­tés de cal­cul men­tal, par­fois utiles pour dic­ter le rythme et pla­cer son pilote au bon endroit au bon moment. Il mena ain­si sa Tal­bot (pilo­tée par Guy Fré­que­lin) à la seconde place du cham­pion­nat du Monde 1981.

Donc, retour du duo copi­lote-pilote sur les vitres, c’est fait. Main­te­nant, sup­pres­sion du par­cours en trèfle, libé­ra­li­sa­tion des for­mats d’épreuves, ouver­ture des ral­lyes de cham­pion­nat du Monde aux ama­teurs avec des droits rai­son­nables et des voi­tures de série “arceau­tées” y com­pris caduques, fusion avec l’IRC, réin­té­gra­tion du Monte-Car­lo et du Safa­ri, et ce sera bon.