Hun lime y Ted

À force d’écouter Spo­ti­fy, il fal­lait s’y attendre : j’ai les tym­pans qui saignent.

C’est pas une ques­tion d’excès : je sais sélec­tion­ner de la musique qui me plaît et régler le volume pour pas qu’elle me fasse mal.

C’est juste la pub épi­so­dique qui pousse à ache­ter un abon­ne­ment. Ça donne des “je suis sûre que vous avez déjà pen­sé à vous abon­ner à Spo­ti­fy Unli­mi­ted”, “Spo­ti­fy Unli­mi­ted est fait pour vous”, tout ça.

Sur le prin­cipe, rien que mon cer­veau ne pût igno­rer comme il zappe auto­ma­ti­que­ment les “LibreOf­fice 3.3, j’ai eu une assez bonne note” et autres “Dacia, le plai­sir de conduire”.

Sauf qu’il y a ce petit détail qui me fait sai­gner les oreilles et me donne envie de tuer des orang-outan (c’est vrai, pour­quoi tou­jours des pan­das ?) : la pro­non­cia­tion.

La demoi­selle qui fait la pub pro­nonce en effet “Spo­ti­fy Unli­mi­ted” de la manière sui­vante : /spo,tifaj (jusque là, tout va bien) œ̃limi’tɛd̪/.

Et moi, ce “Hun lime y Ted” m’écorche l’oreille aus­si sûre­ment que si j’avais confon­du un coton-tige et un cure-dent émé­ché.

En même temps, c’est peut-être un bon moyen de me pous­ser à m’abonner : 5 € par mois pour plus entendre cette hor­reur, c’est assez rai­son­nable. En prime, je pour­rais pas­ser par la bêta Linux native au lieu de Wine.