ping « web » or die « DNS »;

Tout commence lundi soir. Après quelques minutes normales, ma connexion à Internet se met à foirer lamentablement. Dans ces cas-là, l’ex-informaticien qui sommeille encore en moi a le vieux réflexe normal : redémarrer le modem.

Ça ne change rien.

L’ex-informaticien passe donc à l’étape suivante : vérifier les branchements et le logiciel (alias « redémarrer l’interface eth0 »). Pas de changement.

Donc, console, ping 192.1680.1. Le modem-passerelle répond parfaitement, bien : ça vient donc pas de la connexion entre lui et l’ordi, et pas non plus de l’ordi.

ping www.google.fr. Là, hum… Ça bugue vingt secondes, puis ça se réveille et les paquets reviennent tous avec un « time » inférieur à 30 ms (oui, le câble offre un très bon ping, surtout depuis que le nœud de raccordement a été fibré pour passer au 100 méga).

Snif snif. Vous voyez venir le coup ? Ça met vingt secondes à joindre Google (qui a des serveurs parmi les plus fiables de la planète), puis ça tourne comme un coucou suisse ? Oui, c’est probablement le type qui dit « si vous voulez voir Google, allez à telle adresse », qu’on appelle un « serveur DNS » dans le milieu, qui fait chier.

Vérification, qu’est-ce que j’ai comme serveurs DNS ? 89.2.0.1 et 89.2.0.2, me disent les propriétés réseau.

La suite est dans la capture d’écran :

ping_pas_pong

C’est pas beau, mais c’est explicite : 70 % des demandes d’adresse sont perdues par le serveur DNS primaire. Le secondaire fait pareil. Pour charger une page web, il y a généralement plusieurs demandes d’adresses, pour le serveur de la page, les images intégrées depuis un autre serveur, les serveurs de pub, etc. La probabilité que toutes ces demandes se passent bien et que la page soit chargée sans erreur est donc pour le moins limitée… Je peste un moment, relève vite fait des choses avec le téléphone, puis dodo il est tard.

Hier soir, j’ai pas l’ordi, escalade oblige.

Ce soir, je branche l’ordi, les trois pages chargées par défaut buguent. Je me dis que c’est pas la peine de reprendre tout le cheminement et commence par un ping sur le premier serveur DNS : il perd la moitié des paquets.

Okay, je sors le téléphone histoire d’avoir un bout de web, lance un navigateur et cherche directement l’adresse des DNS Google : 8.8.8.8 et 8.8.4.4, c’est noté. Je bascule la connexion eth0 en « adresses automatiques uniquement » (pour conserver les IP attribuées par le modem et pas m’emmerder à configurer tout le réseau local à la main), rentre ces valeurs comme serveurs DNS, rentre mon mot de passe pour valider les changements, redémarre la connexion…

ping_pong

Résultat immédiat : tout va bien, j’ai le web et je peux bloguer.

Notons que si je fais un ping sur le DNS Numéricable aujourd’hui, j’ai encore 45 % de perte.

Deux choses :

  • utiliser les DNS de Google, c’est une solution, mais pas forcément la meilleure. Je sais bien que Google n’est pas méchant, il l’a juré la main sur le cœur, mais il connaît déjà mes requêtes web, les actus que je lis et une partie de mes courriels, il est pas forcé de connaître en plus la liste des serveurs que je contacte sans passer par lui ;
  • pas être fichus de remettre un serveur DNS d’aplomb en 48 heures, c’est vraiment la classe. Bravo Numéricable.
  • Tu as une autre solution : OpenDNS.
    Avec l’option gratuite, tu as déjà accès à un service de DNS qui marche et que tu peux paramétrer pour faire des trucs déjà assez sympa.