Orientation sexuelle

En jetant un œil dis­trait à Ana­ly­tics, j’ai décou­vert qu’un inter­naute (un Lyon­nais sous Mac, pro­ba­ble­ment 27″ vue la défi­ni­tion) était arri­vé ici en tapant dans Google :

“franck mee” est il homo

La réponse à la ques­tion paraît assez lim­pide pour qui lit ce blog, notam­ment les bilans annuels récents, ou cer­taines pages ci-des­sus (cette vieille­rie, ce truc à peine moins vieux, cette anti­qui­té, ce machin plus moderne, ce brouillon raté récent ou encore cette éton­nante réus­site d’hier).

En résu­mant : je n’ai jamais été inté­res­sé par un mâle, alors que (presque) toutes les femmes sont belles.

En revanche, j’avoue être assez curieux des moti­va­tions de la per­sonne qui a tapé cette requête dans Google. S’agit-il d’un lec­teur vin­di­ca­tif qui sou­hai­tait pou­voir me faire subir un “outing” public, comme celui qui, il y a quelques années, m’avait trai­té de gau­chiste sur le forum des Numé­riques ? D’un atta­ché de presse sou­cieux de me pré­sen­ter l’amour de ma vie ? D’un lec­teur fou de mes écrits qui sou­hai­tait savoir si une ouver­ture était pos­sible ?

Je ne peux hélas m’empêcher, étant don­né le cli­mat actuel, de pen­cher pour la pre­mière hypo­thèse. Je pré­cise donc que je ne tire aucune fier­té d’être hété­ro et que je pense qu’il n’y a ni fier­té ni honte à avoir de ce qui, fon­da­men­ta­le­ment, n’est qu’un goût — je n’ai jamais enten­du quelqu’un se gar­ga­ri­ser d’aimer les sal­si­fis ou jeter l’opprobre sur les ama­teurs de lai­tue.

Pen­ser que la qua­li­té d’un être est déter­mi­née par qui il aime est d’une conne­rie sans nom, qu’on soit un homo­phobe ano­nyme ou un pré­sident du conseil ita­lien, et que quelqu’un fasse une recherche inter­net pour connaître l’orientation sexuelle de telle ou telle per­sonne me paraît tout de même vague­ment inquié­tant — pas seule­ment parce que c’est moi qui suis visé.

Voir aussi :