Shronck

Il y a quelque temps, en regar­dant Ice pilots NWT, j’ai vu un pilote turc en for­ma­tion faire un “touch and go” avec un Cana­dair CL-215… train ren­tré. Il avait juste oublié de le sor­tir. Le résul­tat a été fort désa­gréable : la quille de l’appareil a été râpée sur plu­sieurs cen­ti­mètres d’épaisseur, des lignes hydrau­liques arra­chées, et l’atterrissage sui­vant a dû être effec­tué sans freins. L’ensemble est impres­sion­nant, mais je vous ras­sure : l’appareil concer­né a pu être répa­ré, il s’appelle TC-TKJ et il vole encore.

En voyant ça, je me suis dit un truc du genre : “c’est pas pos­sible d’être aus­si con, toutes les check-list d’atterrissage com­portent un truc du genre ‘train sor­ti et ver­rouillé’ et en plus on l’a for­cé­ment en tête en début d’approche”.

Et bien figu­rez-vous qu’il y a quelques minutes, en posant avec quelque dif­fi­cul­té un Her­cules sur un ter­rain en herbe au Bré­sil, j’ai eu la sur­prise d’entendre une alarme, mal­gré un tou­cher pas trop bru­tal, et de pas contrô­ler mon frei­nage aus­si effi­ca­ce­ment qu’en temps nor­mal.

Véri­fi­ca­tion sur l’enregistrement de vol : j’ai bien pen­sé à sor­tir les volets, à caler ma vitesse et ma pente de des­cente (trop raide, comme d’hab), à mettre des grands coups de pied pour res­ter dans l’axe de la piste mal­gré les rafales, mais j’ai oublié de sor­tir le train.

Bien sûr, dans mon cas, ça ne m’a pas coû­té un cen­time. Mais donc oui, c’est pos­sible d’être aus­si con, j’en suis la preuve.