Joyeux anniversaire

La ges­ta­tion fut com­pli­quée, l’objectif variant à plu­sieurs reprises : devait-il être un sprin­teur, un livreur, une bonne à tout faire ? D’un natu­rel un peu instable, on lui bri­sa les coudes pour lui don­ner meilleur carac­tère, et on modi­fia son pré­nom à plu­sieurs reprises alors qu’il bal­bu­tiait à peine. Puis on conti­nua à lui filer des tâches impré­vues : il fut tour à tour meilleur sprin­teur, meilleur grim­peur, livreur, boxeur, pho­to­graphe, cher­cheur, acteur de ciné­ma, et même vigile dans une boîte japo­naise. Il devint une célé­bri­té mon­diale, mais aujourd’hui encore, ce sont les des­si­na­teurs qui en parlent le mieux : son phy­sique par­ti­cu­lier, sa gueule de brute à la Michel Constan­tin, ses angles de joli fils de Délé­mon­tez, en font un véri­table défi pour qui­conque veut en faire un por­trait cor­rect.

Si vous vou­lez savoir si un des­si­na­teur a un bon coup d’œil, deman­dez-lui donc de vous faire un Phan­tom… — extrait de dédi­cace de Julien Lepel­le­tier

Joyeux anni­ver­saire, McDon­nell Phan­tom II.

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