Joyeux anniversaire

Il a mar­qué les esprits. Les jour­naux du monde entier lui ont consa­cré des “unes” : la pla­nète deve­nait moins grande, les hommes plus proches, et toute cette sorte de cli­chés. Mais la gloire est par­fois éphé­mère : mal­gré son impor­tance his­to­rique et son audace indé­niable, il fut rapi­de­ment oublié. Et lorsque, huit ans plus tard, il fut réédi­té dans une ver­sion un peu plus ven­deuse, tous les pon­cifs res­sor­tirent — d’ailleurs, un siècle après, l’Histoire a une fâcheuse ten­dance à ne rete­nir que la copie, la trai­tant comme un ori­gi­nal fon­da­teur.

Carte publiée en “une” du Sun du 16 juin 1919. Notez la com­pa­rai­son avec le pré­cé­dent vol trans­at­lan­tique, avec deux escales aux Açores, réa­li­sé en… 11 jours ! par l’équipage de Read trois semaines plus tôt.

Joyeux anni­ver­saire, pre­mier vol trans­at­lan­tique sans escale. (Et joyeux anni­ver­saire, pre­mier vol trans­at­lan­tique en avion ter­restre.)