Après vingt minutes de cir­cu­la­tion dans la ville, on s’ar­rête sur un grand par­king, on récu­père une bou­teille d’eau et on grimpe sous le cou­vert des oli­viers. On est à l’ombre : il ne fait donc que dans les 35 °C. Arri­vés à l’en­trée de l’A­cro­pole, la guide fixe le ren­dez-vous et on s’é­gaye en plein cagnard…

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Laurent, du Monde de la pho­to, encaisse plu­tôt bien la cha­leur : lui, tant qu’il a vingt kilos de maté­riel pour jouer avec, il est content. Là, par exemple, il essaie de faire croire que le ciel est plus fon­cé que ce qu’il est, chose que les gens nor­maux font sous Gimp avec un calque dégra­dé.

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L’A­cro­pole est un temple et un site for­ti­fié, qui a beau­coup subi au cours de ses 2500 ans d’exis­tence. Les tra­vaux y sont per­pé­tuels mais, de manière assez amu­sante, les archi­tectes ne sou­haitent pas le remettre à neuf : ils pré­fèrent témoi­gner de ce qu’il pou­vait être tout en conser­vant trace de ce qu’il est deve­nu. On trouve donc des pièces de marbre neuves côtoyant d’autres qui sont là depuis Cimon et Péri­clès. Ça sur­prend un peu à l’œil, mais sur un plan his­to­rique je trouve ça assez génial.

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Revers de la médaille : comme les tra­vaux sont éter­nels, les engins de chan­tier sont sur place en per­ma­nence, à l’ins­tar de cette jolie petite chèvre.

La bonne nou­velle, c’est que l’A­cro­pole, comme son nom l’in­dique, est en hau­teur. Donc, y’a du vent et on res­pire presque…

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Cer­tains font les clowns…

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…ou pro­fitent de l’air, quittes à res­ter en plein cagnard. After two days in the desert sun, my skin began to turn red, disait Dewey Bun­nell… Pour­tant, on a bien fait tour­ner les bou­teilles d’ambre solaire…

Fina­le­ment, je suis agréa­ble­ment sur­pris : j’en­caisse plu­tôt mieux que d’ha­bi­tude, moi qui crains la cha­leur comme un spé­cu­la­teur appré­hende les réfé­ren­dums.

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D’autres ont fina­le­ment plus de mal, en par­ti­cu­lier Auré­lie, qui a pris un gros coup de cha­leur pen­dant la mon­tée et lutte depuis pour régu­ler sa tem­pé­ra­ture. Liquide au point d’in­quié­ter les plus angois­sés d’entre nous, elle ne repren­dra un peu de cou­leurs qu’une fois reve­nue dans un endroit cli­ma­ti­sé