Le combat ordinaire

De Manu Lar­ce­net, ****

C’est l’histoire d’un pho­to­graphe qui s’installe à la cam­pagne.

Ça paraît simple…

Mais ça ne l’est pas.

Viré de son bou­lot, man­quant perdre son chat et tom­bant amou­reux de la vété­ri­naire, il devra faire face à ses peurs, à ses angoisses, à son psy­cho­logue et, de manière géné­rale, à tout ce que la vie vous offre de génial et de minable. Jour après jour, le com­bat ordi­naire de tout un cha­cun, plus ou moins rêveur et psy­cho­tique, mal­me­né dans un monde absurde avec des amours déli­cates, pas vrai­ment faci­li­tées par ses propres petites mes­qui­ne­ries.

Manu Lar­ce­net m’a eu, je l’avoue. Bien plus qu’avec son Retour à la terre (en col­la­bo­ra­tion avec Jean-Yves Fer­ri), qui était plus une suite de sketches ; ici, il fait une œuvre nar­ra­tive, lit­té­raire, gra­phique — les flashes-back et les «pho­tos» sont l’occasion de lui décou­vrir un des­sin noir et blanc qu’on ne lui connais­sait pas –, humo­ris­tique, mais aus­si phi­lo­so­phique. Le tout, sans jamais ver­ser dans le sen­ti­men­ta­lisme ou la prise de tête.

Et, en pas­sant, l’air de ne pas y tou­cher, Manu Lar­ce­net m’a redon­né envie de faire de la pho­to, d’écrire, d’aimer, de vivre.

En atten­dant le pro­chain tome (trois parus à l’heure actuelle).