Paris, semaine 2

Deuxième semaine à Paris. Com­men­çons par les choses vrai­ment impor­tantes : le cinoche.

Shine a light, j’en ai déjà dit du mal ici même. Idem pour Iron man.

Mer­cre­di, j’ai été voir l’inévitable India­na Jones et le royaume du crâne de cris­tal (pro­mis, pour le cin­quième volume, Ste­ven va trou­ver un moyen pour faire un titre plus long) et jeu­di, [Rec]. Cri­tiques à venir. Glo­ba­le­ment, deux bonnes sur­prises.

Sinon, j’ai un peu plus fait connais­sance avec Paris. J’ai décou­vert la sta­tion métro/RER des Halles, avec cette inno­va­tion magni­fique : il faut son ticket de métro non seule­ment pour entrer, mais aus­si pour sor­tir. Pour le reste, c’est la sta­tion la plus laby­rin­thique que j’ai vue jusqu’à pré­sent, mais je n’ai mis qu’une ving­taine de minutes à trou­ver la sor­tie que je vou­lais.

Plus inté­res­sant, la cir­cu­la­tion pari­sienne. Pre­miers élé­ments de réflexion jeu­di der­nier, en allant grim­per en 106 avec Ghusse ; réflexion ren­for­cée mar­di, tou­jours en allant grim­per, avec cette fois sa dul­ci­née au volant.

Pre­mière conclu­sion : faut vrai­ment avoir une case en mois pour essayer d’amener une bagnole dans un envi­ron­ne­ment pareil. J’avais ten­dance à pen­ser que Paris, c’est Gre­noble en dix fois plus gros ; d’un point de vue auto­mo­bile, c’est faux. Ça n’a rien à voir. Inutile de cir­cu­ler, de faire une faute, d’être inat­ten­tif ou quoi que ce soit pour se faire muti­ler une aile ou un pare-chocs : il suf­fit de faire exis­ter une aile ou un pare-chocs, même par­fai­te­ment immo­biles sur un par­king. Les pari­siens sont pres­sés au point de perdre du temps (ben oui, quand ils s’entassent sur un car­re­four au lieu de lais­ser filer les autres, tout le monde y passe des heures) et le code de la route n’est qu’une vague notion. L’interdiction de klaxon­ner en ville est une vue de l’esprit, les prio­ri­tés aus­si et les feux tout autant.

Seconde conclu­sion : je com­mence à sérieu­se­ment me dire que si je ne m’installe pas en ban­lieue pro­chai­ne­ment, je pré­fé­re­rai vendre le van que prendre le risque de l’amener ici. Pas tout de suite : j’en ai besoin pour le mariage de Klo et Yo, le 12 juillet.

Hier, j’ai fait un tour à Mont­par­nasse. Trop peu de contraste pour faire une pho­to cor­recte, et je n’y remet­trai sans doute pas les pieds de sitôt : plus cher que la tour Eif­fel, qua­si­ment autant de queue à l’entrée, et besoin de décom­pres­ser à la des­cente (200 m en 40 secondes). Ah, et l’entrée est net­te­ment plus dif­fi­cile à trou­ver.

Mar­ché le long du Louvre, aus­si. Tou­jours aus­si cho­qué par le léger déca­lage de la pyra­mide, pas tout à fait dans l’axe du bâti­ment, mais moins par cet immon­dice lui-même : fina­le­ment, le Louvre est tel­le­ment pré­ten­tieux sur le plan archi­tec­tu­ral que la pyra­mide passe dans la même veine.

Der­nier truc hal­lu­ci­nant : le tarif de l’alimentation rapide. Le sand­wich tout bête tourne aux envi­rons de 3,50 €, soit un euro de plus qu’à Gre­noble. Au pas­sage, inutile d’espérer trou­ver un kebab dans Paris : ici, c’est la sand­wi­che­rie qui se trouve à tous les coins de rue. Dans le quar­tier (de Mont­gal­let à Porte Dorée, gros­so modo), j’en ai trou­vé qu’un. Pire, dans les bis­trots : le demi à 3 €, l’orangeade à 2,50 €, le petit noir à 2 €… J’ai pas encore fait le tour, donc peut-être que je suis seule­ment tom­bé sur les équi­va­lents locaux de l’Irish cof­fee du tri­bu­nal de Gre­noble, mais je com­prends mieux pour­quoi Vincent m’a pro­po­sé des tickets-res­tau en me disant : “ça coûte une for­tune de bouf­fer à Paris”.

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