La pub qui vise à côté

Ça fait plu­sieurs fois que je la vois, et curieu­se­ment je ne m’en lasse pas trop. Pour une fois, une pub n’est pas odieuse et insup­por­table… Cette pré­sen­ta­tion des “afte­rhours ath­letes” (les spor­tifs de soi­rée, les cham­pions d’après la fer­me­ture des bis­trots, un truc du genre) est sobre, bien réa­li­sée, bien pho­to­gra­phiée, plu­tôt élé­gante et poé­tique.

Le truc drôle, bien sûr, c’est que bien que pré­sen­tée par un fabri­cant de pompes et de tenues de sport, cette pub n’est abso­lu­ment pas une pub de fringues. On s’est fait la réflexion avec la copine avec qui j’ai été revoir Ava­tar : au fond, cette pub ne pro­meut pas son com­man­di­taire mais plu­tôt la débauche, la vie étu­diante, les cuites du same­di soir, les heures pas­sées dans la nuit à dis­cu­ter en traî­nant dans les rues ou assis sous un arbre. Elle donne envie de sor­tir en bandes, de boire, de dra­guer, de jouer au billard, de se poser sur un trot­toir en atten­dant le pre­mier métro pour ren­trer, mais cer­tai­ne­ment pas de s’habiller en Puma.

Au fond, c’est peut-être pour ça qu’elle me plaît : c’est la pre­mière pub dont je sois la cible. Même si fon­da­men­ta­le­ment, pour les gens qui l’ont finan­cée, c’est une grosse erreur de poin­tage. ^^