Bouchons

Les bouchons, c’est terrible. Donc, faut pas rouler en journée, profiter du repas des autres pour avancer, tout ça.

Et de montrer à la télé l’horreur des heures de pointes, avec un énorme bouchon.

Sauf que.

Le bouchon en question, c’est l’arrivée de l’A48 sur la porte de France, à Grenoble. Je connais bien, j’ai habité sept ans juste au-dessus.

Premier point : il est filmé au ras du sol, ce qui permet de donner l’impression que tout est bouché à mort même s’il n’y a que cinquante mètres d’embouteillage.

Deuxième point : c’est un goulet d’étranglement, où arrivent des voitures roulant à 90 km/h, bloquées par… un feu tricolore, qui marque la fin de l’autoroute. Quand le feu passe au vert, les voitures s’égayent vers la place Dubedout ou la route de Lyon.

De fait, c’est LE point dans le Dauphiné où l’on peut filmer des voitures entassées, quel que soit le jour, quelle que soit l’heure. Elle s’entassent pendant deux minutes maximum, d’ailleurs.

Bien sûr, vue la situation du truc, ça arrive que ça bouchonne vraiment. En particulier le matin vers 8h, quand les banlieusards rejoignent leur travail à Grenoble. Mais quand ça bouchonne à cet endroit, on ne filme pas du pied de la Bastille, à côté de l’Esplanade ; on remonte vers le sud de Saint-Egrève, à la bifurcation de l’A480, voire plus haut encore (mon record perso : bloqué dès l’arrivée sur l’autoroute par la D1532, au niveau de Voreppe, une demi-heure pour arriver à la sortie de Saint-Egrève et finir plus cool par la route de Lyon…).

Donc, mon avis personnel : un beau bidonnage cédant à la facilité. Genre on est arrivé au mauvais moment, on n’a pas trouvé de beau bouchon, ça ralentissait à peine, on a demandé aux autochtones où trouver des voitures bloquées et roule !, un sujet sur l’enfer des départs en vacances.