Neutralité journalistique

Je regarde Des paroles et des actes, et le truc le plus inté­res­sant, c’est le com­por­te­ment des confrères vis-à-vis de l’in­vi­té.

La volon­té de ne pas le lais­ser prendre l’as­cen­dant et mener la dis­cus­sion, de pré­ci­ser et poin­ter les digres­sions et détour­ne­ments jus­qu’à obte­nir une réponse cor­res­pon­dant au moins un peu à la ques­tion, de l’in­ter­rompre quand il s’é­loigne trop évi­dem­ment du sujet…

La dif­fé­rence est frap­pante avec l’ob­sé­quio­si­té qui pré­va­lait chez cer­tains d’entre eux il y a quelques années. “Non mais la ques­tion c’é­tait pas ça”, c’est un truc qu’au­cun ne lui aurait dit à l’é­poque, pas plus que de qua­li­fier un de ses pro­jets d’u­sine à gaz, le contraindre à répondre de ses pas­sages au Fou­quet’s ou chez Bol­lo­ré ou lui don­ner des cours de pre­mière année d’é­co­no­mie.

Le pire, c’est que Sar­ko­zy n’a pas l’air de s’en rendre compte, et conti­nue à ten­ter de biai­ser jus­qu’à se faire rap­pe­ler à l’ordre. Désas­treux pour l’i­mage…

Pour la pre­mière fois, il me fait presque plus pitié qu’il ne m’é­nerve.