Spotif’aïe

Aujourd’hui, étant en pont, je suis tranquille chez moi en train de geeker. Du coup, j’en profite pour mettre un peu de musique, et tiens, pourquoi pas des trucs que j’ai pas écoutés depuis longtemps ? PJ, Mika… Oh, Mika a plein de nouveaux trucs ??? Bizarre que j’en aie pas entendu parler, enfin, écoutons.

Bizarre, ça lui ressemble pas.

Creusons un peu.

Google m’apprend rapidement que Coffeshop Lullabies est un album de M!ka, une Américaine débutante dans une espèce de pop-soul pas désagréable.

Quant à Mikarimba, c’est un album de Mika Yoshida, une Japonaise jouant du marimba depuis une quinzaine d’années sous des influences jazzy sympas mais monotones.

Plus bas dans la liste des albums, on trouve aussi Mika, une espèce d’électro-pop avec une voix orientale et des titres en serbe assez douloureuse à écouter, Efectivo de Mika la Mas Duras, un truc binaire hispanophone, I am Singh de Mika Singh, un chanteur indien à tablas électriques, Real clack-sion et Mika feat. Inside Runners de MiKa, une pop japonaise assez banale, Midnight friday de Mika, une électro-pop japonaise plutôt navrante (notons que Mika est un prénom féminin assez courant au Japon)…

Bref, la base de données de Spotify — mais pas que : j’ai vu en passant que LastFM avait le même problème — a avalé tout ce qui ressemblait de près ou de loin à Mika, sur un plan orthographique.

On peut se dire que c’est une bonne façon de pousser les auditeurs à écouter des trucs qui sortent un peu de leurs habitudes. Mais je me demande quand même si la raison pour laquelle les gens passent par les fiches des artistes n’est pas justement de savoir à quoi s’attendre…