Joyeux anniversaire

Papa en était fier. À rai­son, disent les obser­va­teurs : son bébé était le seul capable de suivre le rythme de ses petits cama­rades bri­tons et ger­mains. Comme eux, c’é­tait un grand spor­tif, gym­naste et sprin­teur ; il avait aus­si de meilleurs appuis et s’il était un peu moins mus­clé, il était un peu plus agile. Il était sur­tout plus jeune et, à cet âge, deux ans d’é­cart, c’est un gouffre : lorsque les olym­piades com­men­cèrent, il se lan­ça dans la com­pé­ti­tion avec bonne volon­té mais sans réel entraî­ne­ment. Il fit mieux qu’on aurait pu le craindre, mais ne put logi­que­ment s’im­po­ser ; rapi­de­ment reti­ré des stades, il fit un peu d’en­sei­gne­ment avant de deve­nir un jeune retraité.

Selon l’ex­pres­sion consa­crée : trop peu, trop tard. — pho­to Fal­con® Pho­to­gra­phy, CC-BY-SA, rehaus­sage des ombres

Joyeux anni­ver­saire, Dewoi­tine D.520.