Joyeux anniversaire

Il n’é­tait pas vrai­ment nou­veau. En fait, il res­sem­blait même beau­coup à cer­tains de ses aînés et s’ins­cri­vait dans une tra­di­tion dis­crète mais appré­ciée des connais­seurs. Mais il avait ce petit truc en plus, cette inté­gra­tion au propre de tout ce qui se fai­sait avant, ce mélange de sen­ti­ment et de didac­tisme, qui lui per­mirent d’é­lar­gir son public au-delà du cercle des ama­teurs. Suc­cès inédit et plus ou moins inat­ten­du, il lan­ça une vague de suc­ces­seurs, de paro­dies et d’i­mi­ta­tions plus ou moins réus­sies. Cin­quante ans plus tard, il est sou­vent raillé, géné­ra­le­ment par des gens qui le confondent avec son catas­tro­phique héri­tier. Mais il reste un témoin de son époque qui a plu­tôt mieux vieilli que bien d’autres de la même veine.

Le 707 sait tout faire, sauf lire. — cap­ture du film Uni­ver­sal

Joyeux anni­ver­saire, Air­port.