Charonne, semaine 2

Après un week-end sans his­toire, c’était très inté­res­sant lun­di. Renaud et moi nous sommes télé­por­tés jusqu’à la Seine Saint-Denis pour prendre en mains, la veille de sa nais­sance offi­cielle, un Alpha 900. Ça a don­né deux pré­sen­ta­tions, l’une sur Focus, l’autre sur Les­nums, Renaud s’intéressant sur­tout aux détails tech­niques de cet appa­reil très inté­res­sant (sus­cep­tible pour cer­tains usages de bouf­fer le truc à 7000 € de chez Canon, il coû­te­ra le prix d’un D700), tan­dis que j’essayais d’en extraire la sub­stan­ti­fique moëlle — mais vous me connais­sez : je sais pas dire “bon­jour” en moins de 82 mots…

Le vrai week-end, mer­cre­di et jeu­di quoi, j’ai mon­té une pen­de­rie (j’avais oublié comme c’était bon de vis­ser 64 vis au tour­ne­vis : pro­mis, la pro­chaine fois je m’offre une vis­seuse) his­toire de pou­voir ran­ger une ou deux choses. Et puis il y eut les inévi­tables séances cinoche, avec cette semaine :

Max la menace, de Peter Segal, une paro­die de James Bond qui se per­met tout de même quelques incur­sions dans l’héroïque nor­mal. J’irai pas jusqu’à dire que c’est gran­diose ou génial, mais ça se laisse regar­der ; l’ensemble est très pré­vi­sible mais quelques gags fonc­tionnent, et mieux vaut voir ça que…

Mani­pu­la­tion, de Mar­cel Lan­ge­neg­ger, un thril­ler molas­son qui se prend vague­ment et très ponc­tuel­le­ment pour Fight club mais finit beau­coup plus bana­le­ment, avec un semi-retour­ne­ment final qui fait par­tie des figures impo­sées du genre et que le cinéaste n’a pas jugé utile de revi­si­ter à sa sauce, comme un Bryan Sin­ger a pu le faire il y a 13 ans.

J’ai par ailleurs uti­li­sé ma télé pour revoir My girl, que je n’avais pas vision­né depuis l’âge de… 14, 15 ans, par là ?, et dont j’avais oublié à quel point il y avait là-dedans une cer­taine finesse — je ne parle pas seule­ment des acteurs, éton­nam­ment sobres sur­tout quand on pense qu’on a réuni Dan Aykroyd (vous vous rap­pe­lez S.O.S. fan­tômes ?) et Macau­lay Culkin (héros hyper­ac­tif du sublime Maman j’ai raté l’avion, le film qui donne envie de tuer des enfants), mais aus­si du scé­na­rio fina­le­ment pas si super­fi­ciel que ça. On devrait peut-être le repas­ser à cer­tains parents…

La nuit de jeu­di à ven­dre­di fut courte : nous savions par ouï-dire que le site japo­nais de Pana­so­nic devait pré­sen­ter un nou­veau truc. Et le Japon, pour ceux qui l’ignorent, a sept heures de déca­lage avec nous, voi­là, c’est dit. Donc, au bou­lot avant l’aube pour véri­fier, trier, et faire nos dépêches sur le Pana­so­nic G1, pre­mier appa­reil micro-quatre-tiers. Puis dodo. Puis re-debout pour s’apercevoir que le site fran­çais de Pana­so­nic avait à son tour été mis à jour, d’où modi­fi­ca­tion de la dépêche, puis plan­tage de mon modem ado­ré en pleine mise à jour…

Du coup, ç’a été un peu la course pour arri­ver au bureau en nage une grosse demi-heure plus tard, bran­cher mon ordi­na­teur et finir ma modi­fi­ca­tion d’article.

Le soir, je vais à la bou­tique Nume­ri­cable. Il y a dedans plus de monde que je n’en ai jamais vu dans une bou­tique de télé­coms, et un coup d’œil me confirme l’intuition : c’est pas ma ligne, c’est tout le sec­teur qui a sau­té. Car Numé­ri­cable, confiant en ses forces, équipe lui-même ses maga­sins sur le même réseau que les par­ti­cu­liers : du coup, leurs écrans étaient morts et eux-mêmes n’avaient aucun accès à Inter­net.

Ayant obte­nu l’assurance que ça revien­drait dans la nuit, je suis ren­tré chez moi me faire quelques épi­sodes de Scrubs. Entre deux som­meils à 4 h du matin, j’ai consta­té que mon modem affi­chait de nou­veau deux vertes et que donc, j’allais pou­voir bos­ser sans me rendre tout seul dans un bureau pour 10 à une demi-heure de métro et un quart d’heure de marche.

Depuis, il a replan­té deux fois cinq minutes, juste le temps que je me demande sérieu­se­ment si j’allais filer jusqu’à un cyber-café pour expé­dier les tâches en cours. Ce qui me ras­sure, c’est que je sais que Numé­ri­cable est logé à la même enseigne.

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