Attente postée

colis

Simple sup­po­si­tion. Ima­gi­nons que Coliposte.net vous dise ça pour un colis atten­du depuis trois jours.

Ne le croyez pas.

1) “Votre” bureau de poste n’est pas for­cé­ment celui où votre colis doit arri­ver. Si vous habi­tez bou­le­vard de Cha­ronne, à 300 m du bureau de poste d’Avron, vous allez bête­ment pen­ser qu’il s’agit de “votre” bureau de poste ; ben non, vous dépen­dez de celui des Pyré­nées, à un kilo­mètre à l’ouest.

2) Mal­gré le mes­sage qui vous invite à vous poin­ter, et au délai de 36 heures écou­lé (hier, j’avais une confé­rence le matin et Ava­tar l’après-midi), il est inutile de vous rendre au bureau des Pyré­nées : le colis est en tran­sit du côté du cen­tral pari­sien.

Ah, et inutile d’espérer lais­ser un mot au fac­teur pour que le colis, s’il le reçoit à livrer demain, ne soit pré­sen­té que same­di. Vous aurez pro­ba­ble­ment droit à un joli mot demain soir dans votre boîte aux lettres vous invi­tant à refaire le tra­jet.

Je pense qu’UPS ou Fede­ral Express risquent de se char­ger de mes pro­chaines livrai­sons. Eux, non seule­ment ils vous trouvent même à Val Mara­vel ousqu’il y a ni rues bap­ti­sées ni numé­ros — ils ont des livreurs suf­fi­sam­ment démer­dards, qui peuvent deman­der leur che­min aux autoch­tones ou pas­ser un coup de fil —, mais en plus on peut les appe­ler le jeu­di soir pour leur dire de livrer ailleurs le ven­dre­di matin.

J’aime mon ser­vice public, j’y suis atta­ché, mais comme tout gros con libé­ral j’aime bien avoir mes colis en temps et en heure, sur­tout quand on me dit que j’ai plus qu’à pas­ser les reti­rer.

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