Joyeux anniversaire

Il y a des gens qui sont spé­cia­li­sés dans une tâche qu’ils accom­plissent à la per­fec­tion, mais qui sont inca­pables de faire autre chose. Il y a des gens qui maî­trisent un domaine et peuvent élar­gir leur champ d’action au besoin. Et puis, il y a les touche-à-tout, les vrais, ceux qui s’ennuient s’ils font deux fois la même chose, ceux qui passent leur vie à apprendre mala­di­ve­ment de nou­veaux trucs sur des sujets qui n’ont rien à voir avec le leur.

C’est le cas de notre ami du jour. À la base, c’était un brave type, rural ordi­naire, pla­cide et ser­viable, sur qui on pou­vait tou­jours comp­ter pour trans­por­ter une chèvre, un sac de patates ou un cama­rade des grandes steppes molles du sud au fin fond de la toun­dra gelée. On s’attendait bien à ce qu’il se fasse agri­cul­teur à un moment don­né, mais il n’était pas for­cé­ment pré­vu qu’il batte des records, qu’il devienne un grand fan de para­chu­tisme, qu’il se pas­sionne pour la météo­ro­lo­gie et étu­die briè­ve­ment la géo­phy­sique, qu’il se mette à la nata­tion et à la pho­to­gra­phie, qu’il pige à plu­sieurs reprises comme aéro­dy­na­mi­cien, qu’il prenne les armes contre les espions, qu’il fasse une belle car­rière de pom­pier et d’ambulancier, ou encore qu’il par­ti­cipe des décen­nies durant aux recherches scien­ti­fiques les plus variées, de l’équateur aux pôles…

Oh, bien sûr, il ne réus­sit pas tout ce qu’il entre­prit : sa ten­ta­tive de deve­nir bar­man de luxe ne convain­quit guère. Mais sa poly­va­lence épous­tou­flante lui a valu une car­rière extra­or­di­naire et, à 70 ans, c’est encore un jeu­not qu’il est d’ailleurs ques­tion de remettre au bou­lot après un petit lif­ting.

Mercredi 25 mai
Sa pas­sion pour le para­chu­tisme ne l’a jamais quit­té et il conti­nue à pra­ti­quer assi­dû­ment, par exemple à Kyviškės.

Joyeux anni­ver­saire, Anto­nov An-2 (et sa pro­li­fique des­cen­dance).

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